Un couteau entre les dents, je serre au point d'en faire éclater ma mâchoire, et d'avoir du sang qui gicle, mon corps qui tremble de douleur. Mais non. Le labyrinthe de pan le retour ? Le couteau de sang entre mes mains, pourries, jaunes... abus de cigarette. Je le regarde, j'écoute le bruit du vent meurtri par ces pots d'échappements qui crachent leur fumée noire, comme je crache sur la facilité des sentiments. Ce vent résonne sur ma lame. Un bruit qui m'interpelle et qui me dit merde, il faut se réveiller. Je devrais la prendre cette lame tranchante comme une feuille de papier sur laquelle un FUCK s'impose en majuscule, la regarder une dernière fois... Mon portable ? non aucun appel en absence, personne à la maison. Je suis seule comme ce gerbis laissé au bord du trottoir par un ivrogne qui dort quelques mètres plus loin. Toujours la cigarette se consume aux lèvres, gercées par ce vent froid et pollué. Il serait tellement facile de prendre ce machin empli de pixels et de chiffre en bazar, souvent insignifiant, en composer un et crier suicide. Mais pourquoi prendre le risque de louper sa propre mort ? Laissons leur la surprise d'un corps,sans vie blanc et baignant dans une flaque rouge sang dans laquelle on comprendrait seulement ma douleur désastreuse et possessive. La lame s'approche de mon cou, j'ai envie de donner un coup sec et décisif, mais faisons durer le plaisir [...] Ça y est c'est fini, je suis morte. Les médecins en concluront que j'étais déjà morte bien avant mon suicide. En effet, il semblerais que mon sang ai arrêté de tourner et que mon c½ur ai arrêté de battre. Oui, j'étais une morte-vivante dans ce milieu pourri par les drogues illicites et la consommation abusive de tabac. C'est pourquoi je n'aurais pas le droit à un enterrement digne. Mais je ne leur ferais pas ce plaisir, je serais bien à l'heure à mon enterrement !
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